Vente aux enchères Alexandre Vauthier à l'EAC : quand nos étudiants portent les lots avant le marteau

Un vêtement de haute couture, c’est d’abord un poids. Celui du tissu, de la doublure, du travail invisible. Avant de devenir un lot, une estimation, une adjudication — c’est quelque chose que l’on porte. Nos étudiants de Bachelor 1 Métiers du Marché de l’Art le savent désormais. Ils l’ont vécu le 26 novembre, la vente enchères Vauthier EAC organisée par Magnin-Wedry réunissait plus de 460 lots au cœur de l’école.

Avant la vente enchères Vauthier EAC : un shooting artistique signé par nos étudiants

Dans le cadre de leur cursus, les étudiants en première année du Bachelor Métiers du Marché de l’Art ont eu accès aux pièces de la vente. Pas pour les observer derrière une vitrine. Pour les porter.

Sous l’objectif de Maximilien Mayoli, campus manager de l’EAC, ils ont participé à un shooting artistique en arborant des créations Alexandre Vauthier — des pièces qui faisaient partie des lots à vendre. Des robes de haute couture. Des silhouettes construites pour être vues, photographiées, portées avec intention.

Ce n’était pas un moment de déguisement. C’était une immersion dans l’objet : comprendre ce qu’est une pièce de couture en la portant, sentir ce que le marché va évaluer, approcher la valeur d’une œuvre non pas par une fiche de description, mais par le corps.

 

Alexandre Vauthier : un couturier dont les pièces tiennent la promesse

Pour comprendre pourquoi ce type d’expérience compte, il faut comprendre qui est Vauthier.

Un style immédiatement reconnaissable : lignes nettes, épaules marquées, taille dessinée. Des drapés qui suivent le mouvement. Des matières qui accrochent la lumière. Son travail est à la croisée de la structure et de la fluidité — des coupes précises, pensées pour donner de la tenue sans jamais figer le vêtement.

Rihanna, Beyoncé, Charlize Theron, Isabelle Huppert, Madonna : autant de femmes qui ont choisi ses créations pour des moments où l’image compte. Ses pièces ne se regardent pas. Elles se portent — et c’est dans le port qu’elles révèlent ce qu’elles sont.

Nos étudiants ont pu faire cette expérience. C’est rare. C’est volontairement rare.

La vente enchères Vauthier EAC en chiffres : 460 lots adjugés

La vente elle-même a confirmé l’attachement du marché pour l’univers Vauthier.

Le lot le plus disputé a été adjugé à 7 200 €. Plusieurs pièces haute couture et maroquinerie ont dépassé les 5 000 € — 6 200 €, 5 800 €, 4 200 €. Les bijoux et accessoires maison se sont adjugés entre 1 500 € et 3 400 €. Le prêt-à-porter et les pièces plus accessibles ont trouvé preneurs entre 120 € et 950 €, démontrant l’ouverture de la vente à un public varié.

460 lots adjugés. Une journée. Une salle. Une maison de ventes. C’est ça, le marché de l’art de la mode en action.

Pour un étudiant en Marché de l’Art, observer ces chiffres après avoir porté les pièces change radicalement la lecture. La valeur n’est plus abstraite. Elle est liée à quelque chose de concret, de tactile, de vécu.

Toutes les informations pratiques sur cette vente sont disponibles auprès de Magnin-Wedry.

Ce que cela apprend – concrètement

Une formation au marché de l’art peut se faire de deux façons. En cours, avec des cas d’étude et des slides. Ou sur le terrain, avec de vraies pièces, de vrais acheteurs, de vrais résultats.

L’EAC choisit les deux — et quand les deux se rejoignent dans un même événement, c’est là que quelque chose se passe vraiment.

Participer à un shooting avec des pièces de vente, c’est comprendre :

  • Ce que signifie la provenance d’un objet (ici, l’atelier d’un couturier reconnu)
  • Ce que la présentation fait à la valeur perçue (une pièce portée et photographiée n’est plus seulement un lot dans un catalogue)
  • Ce que le marché évalue réellement (le style, la rareté, la maison, l’état — et parfois le récit qui accompagne la pièce)

Nos étudiants B1 ont vécu cela. En première année.

Qu’est-ce qu’une vente aux enchères, exactement ?

Pour ceux qui découvrent ce milieu, voici la mécanique :

Avant la vente, les lots sont catalogués et estimés. Les acheteurs potentiels peuvent les examiner — en salle ou en ligne — lors de la présentation préalable.

En séance, le commissaire-priseur dirige les enchères lot par lot. Il annonce l’estimation, ouvre à un prix plancher et rythme la montée des offres : depuis la salle, en ligne, ou via des ordres d’achat passés à l’avance.

L’adjudication — le coup de marteau — clôt l’enchère au dernier prix proposé. L’acheteur paie le prix d’adjudication, auquel s’ajoutent les frais acquéreurs.

Après la vente, paiement et retrait ou livraison selon les conditions de la maison de ventes.

La vente enchères Vauthier EAC restera pour ces étudiants le moment où la valeur d’un objet est passée du corps à la salle des ventes.

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Paris : sidir@ecole-eac.com | Lyon : rbertoul@ecole-eac.com