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26/07/2019

L’EAC partenaire de B.LIV Champagne

Depuis la rentrée 2018, B.LIV Champagne est partenaire de l’EAC. Dans le cadre de ce partenariat, les étudiantes et étudiants en Mastère Management du luxe et des savoir-faire d’excellence ont l’occasion de mettre en pratique leurs compétences dans un cadre professionnel. Rencontre avec Armonie Bellepeau Crochet, co-fondatrice de B.LIV Champagne.

 

Vous êtes partenaire de l’EAC. En quoi consiste ce partenariat ?

Il offre aux étudiants et aux étudiantes une mise en situation professionnel tout au long du Mastère. Sous la direction de leurs enseignants, ils nous livrent des conseils en stratégie via trois prismes : financiers, communication marketing et retail. Le stage avec nous leur permets également d’apprendre à dissocier leur travail quotidien de stratégie « moyen long terme » et les besoins immédiats et opérationnels de l’entreprise. Ces moments « terrains » sont très enrichissants pour eux comme pour nous. Nous sommes en co-création durant ces temps de stage. Pas de règles ou de missions imposées, je voulais que les étudiantes trouvent leur place et leur rôle en fonction de leurs talents et non en premier lieu de nos besoins. Nous définissions ensuite leurs différentes tâches. Par exemple, l’une d’elle m’a confié qu’elle aimait la photographie. Nous lui avons donc demandé de nous faire plusieurs propositions de visuels pour notre communication.

Prendre le temps de les responsabiliser et de mettre des outils numériques en place pour une grande autonomie, c’est également ce que nous apporte ce partenariat avec l’EAC. Cela favorise l’engagement des élèves, la prise d’initiative et la confiance en soi.

 

De notre côté, ce partenariat arrive au bon moment. Nous avons, avec mon associée Estelle Hecht (viticultrice en Champagne), trois ans de recul et d’expérience à tous les niveaux sur notre entreprise. Cela nous a permis de mûrir la vision et le positionnement de B.LIV. Nous avons de grandes ambitions et pour cela il nous fallait encore plus de contenus pour orienter nos prochaines étapes de développement.

 

Après un an de travail avec les étudiantes et les étudiants de l’EAC, quel bilan tirez-vous de cette collaboration ?

 

Nous avions plusieurs besoins particuliers car Estelle est à Reims et moi à Paris. La proposition de l’EAC nous a séduit car elle était en adéquation avec notre manière de travailler à distance. Différents procédés de travail ont pu être optimisés et des tâches dématérialisées ce qui nous a permis une intégration plus rapide et plus efficace de l’équipe, mais également de la gestion de nos différents partenaires.

Grâce aux différents outils numériques mis en place avec l’EAC ainsi qu’aux contenus et aux analyses de marché produits par l’équipe, nous avons pu consolider notre stratégie de croissance.

 

Au-delà de l’aspect organisationnel, c’est un plaisir de travailler avec les étudiants et étudiantes de l’EAC. Des profils très créatifs avec des connaissances du secteur du luxe apportant une vision transversale, bénéfique pour B.LIV. Par exemple, lors d’un point sur le service client, l’une des étudiantes a enrichi la séance avec son expérience passée en stage dans une grande maison de joaillerie.

 

Vous avez lancé votre marque de champagne en 2015. Pourquoi avez-vous senti qu’il y avait un besoin, sur ce marché, d’un champagne inspiré des femmes ?

 J’ai eu une première intuition en novembre 2015, lors d’un événement, Le Happy Happening, la fabrique des héroïnes organisé par le magazine Au Féminin. Le sponsor alcool de l’événement était une célèbre marque de bière. Il y avait, à mon sens, un problème d’alignement entre l’image de cette dernière et les valeurs portées par cet événement en faveur de l’empowerment féminin. Ce fut pour moi un déclic. J’avais eu un vrai coup de cœur pour le métier d’Estelle après mes premières vendanges à ses côtés en 2014. Elle avait le savoir-faire et la passion du métier, j’avais la vision et le réseau. Notre complémentarité et notre complicité, c’est notre force. Nous ne nous reconnaissions pas dans les clichés souvent associés aux femmes et au champagne (voire au vin en général) : du rosé, du sucré, une jolie bouteille et peu importe la qualité, « elles n’y connaissent pas grand-chose ». C’est ce qui nous a motivé à construire ensemble un projet qui devenu un an plus tard B.LIV Champagne.

 

Nous avons créé une marque portant un message fort. Plus authentique avec la maîtrise de la chaîne de valeur, du travail de la vigne à la vente de la bouteille travaillée à la main ; Estelle s’occupe de l’exploitation viticole et moi de la communication et du développement. Plus moderne avec un design audacieux puisque nous cassons les codes traditionnels tout en gardant des matières de qualités ; nous avons préféré la peinture noire mat au « sleeve » en plastique pour habiller nos bouteilles. Plus engagée car chaque année nous collaborons avec une association soutenant les femmes ; en 2018 nous étions au côté de la Fondation ARC en faveur de la recherche contre les cancers du sein.

Crédits photo : Jules Garnier

 

B.LIV n’est pas qu’un champagne, c’est un rêve que nous avons réussi à concrétiser. Le chemin est encore long, mais c’est ce qui le rend passionnant !

 

Est-ce qu’il y a une particularité à entreprendre dans le luxe ?

 Le Luxe est défini par de nombreux codes, ce qui en fait un secteur compliqué pour entreprendre. Pour autant, c’est également une belle opportunité puisque beaucoup de marques sont installées depuis bien longtemps avec un quasi monopole du marché. Les grandes marques sont devenues de gigantesques entreprises déconnectées du réel. Le service marketing ne rencontrant que rarement (voire jamais) les métiers de la main qui façonnent leurs produits. Le monde est en train de changer. Les marques ne peuvent plus se permettre de compter sur leur antériorité et leur notoriété pour dominer leur secteur.

Nous avons construit B.LIV avec intuition, passion et autour de notre amitié. Notre force, c’est la complémentarité de nos profils ; un gage d’authenticité puisque nous vivons au quotidien cet alignement entre produit et clients.

 

Un conseil pour nos étudiants et étudiantes qui souhaiteraient se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Mon premier conseil : être dans l’action. N’attendez pas que votre idée soit parfaite pour vous lancer, essayez. Il n’y a pas de mauvaises expériences. Essayez, et surtout, dès que cela devient trop compliqué, divisez votre « to do list » et avancez étapes par étapes. Dès que vous avez un doute, vous devez faire quelque chose de productif. L’action est le meilleur remède, le plus concret. Mon deuxième conseil : rencontrer des gens experts dans leur métier qui vont vous aider à réaliser votre projet. L’entrepreneuriat, c’est une synergie. Mon troisième conseil, c’est de persévérer. C’est d’autant plus vrai dans l’entrepreneuriat car dans une journée, on peut passer de l’excellente nouvelle à la mauvaise nouvelle. Un des secrets des entrepreneurs qui réussissent, c’est de créer une entreprise avant tout par passion et pas en premier lieu pour le profit. Car dans les moments de doutes, c’est ce « pourquoi » vous avez commencé qui vous maintient dans la course. Enfin, mon dernier conseil serait de choisir un.e associé.e complémentaire ayant la même vision et de ne jamais laisser les désaccords détériorer les relations humaines. Avec Estelle, nous sommes amies avant d’être associées et c’est cette confiance indispensable qui fait la richesse de notre relation depuis le début. Nous sommes devenues mamans depuis peu et toutes ces valeurs prennent encore plus de sens dans nos quotidiens d’entrepreneures !

 

En savoir plus

Nos inscriptions sont ouvertes

Bachelor Marketing du luxe et de l’industrie joaillière

Mastère Management du luxe et des savoir-faire d’excellence

MBA Luxuary Brand Management

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