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16/04/2019

« J’ai découvert que ma passion pour l’art pouvait devenir un métier »

Sidonie Sakhoun

Étudiante en deuxième année de Bachelor Marché de l’art à l’EAC Paris, Sidonie Sakhoun travaille en parallèle de ses études chez Opera Gallery.

Qu’est-ce qui vous a poussée à choisir ces études ?

J’ai toujours aimé l’art. C’est un milieu qui m’a toujours attirée, mais quand je suis rentrée au lycée, qu’il fallait choisir entre des études centrées sur la littérature, l’économie ou les sciences, j’ai choisi la catégorie scientifique. Je suis partie au Canda pour étudier la chimie, mais je me suis rendue compte qu’être dans un laboratoire, ce n’est pas du tout pour moi. J’avais l’impression que pour travailler dans l’art, il fallait être artiste. C’est en faisant des recherches sur Internet que j’ai découvert l’EAC. C’est comme cela que j’ai découvert que ma passion pour l’art pouvait devenir un métier.

 

En quoi consiste votre poste actuel ?

 J’ai fait un stage de trois mois chez Opera Gallery l’année dernière. Ils m’ont proposé de nouveau un stage de six mois au bureau communication. Cette année, avec le mouvement des gilets jaunes, la galerie ne peut plus ouvrir le samedi. Par conséquent, elle doit être ouverte le dimanche. Ils ont pensé à moi. Je travaille donc tous les dimanches chez eux en tant que vendeuse.

Comment faites-vous pour combiner les études et le travail ?

Je ne vraiment sais pas, car je travaille aussi dans un restaurant en plus de mon travail à la galerie. Je pense que c’est une question d’organisation. J’essaye de préparer mes cours à l’avance, de les relire. J’essaye surtout de mettre en pratique mes cours, de les confronter aux objets réels dans les musées. Je ne me fie pas tellement aux images, je vais vraiment voir les œuvres. J’aime voir les visuels, cela me parle plus. Quand on raconte l’histoire des œuvres, il ne s’agit plus seulement d’un cours, cela devient la réalité. On retient mieux une histoire qu’un cours très théorique.

Qu’est-ce que vous avez préféré dans ces expériences professionnelles chez Opera Gallery, car finalement vous avez fait de la vente et de la communication ?

Pour le moment, je n’ai pas encore assez d’expérience dans la vente. L’avantage de cette galerie, c’est qu’ils sont implantés partout dans le monde, le travail était donc international. Cela m’a plu de rencontrer des artistes, de connaître leurs biographies et les œuvres en profondeurs pour communiquer dessus. Ce qui est bien dans la vente, c’est le contact avec les clients.

J’ai beaucoup aimé la communication. Quand on communique sur une œuvre, il faut aussi embellir l’œuvre, savoir discerner ses atouts, alors que dans la vente, on a moins besoin de hiérarchiser. Je pense qu’il y a plus de profondeur dans la communication.

Quand on réalise un catalogue, cela prend deux à trois semaines de travail acharné, c’est dans le détail, chaque mot doit être bien placé. Quand on voit le rendu, c’est une énorme satisfaction. De plus, on travaille avec d’autres spécialistes, par exemple des designers, ce qui est très enrichissant.

Selon vous, quelles qualités faut-il pour travailler dans le marché de l’art ?

Travailler dans le marché de l’art nécessite une très bonne expression orale, d’être à l’aise, et de bien connaître ses sujets. Le marché de l’art à Paris est un réseau très fermé, c’est un petit milieu. Il faut donc savoir faire des connexions.

Il faut aussi s’intéresser à tout. Être curieux est indispensable pour travailler dans le marché de l’art. Quand on pense marché de l’art, on pense tableaux, sculptures, mais c’est aussi la littérature, la poésie, le cinéma, le théâtre, l’opéra.

Enfin, il faut être passionné. Je pense que les gens qui sont passionnés sont ceux qui réussissent.

 

 

Pour en savoir plus :

Notre Bachelor Marché de l’art

Opera Gallery

 

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